Hommage à Samuel Paty 15 octobre 2021

Hommage à Samuel Paty 15 octobre 2021

Par Jacques Pochon, publié le lundi 18 octobre 2021 09:00 - Mis à jour le vendredi 22 octobre 2021 09:04
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Ce vendredi 15 octobre, la cité scolaire a rendu hommage à Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, assassiné l’année passée.

Pour ne pas oublier, un instant partagé d’hommages a eu lieu dans la cour, rassemblant les 1500 élèves de la cité, du collège jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles ainsi que les personnels de la cité scolaire.

Après avoir été accueillis en musique par la section musique du lycée, dirigée par Monsieur Avond, et par un mot d’accueil de Monsieur le Proviseur, des élèves du Collège, du Lycée et des CPGE ont lu 6 strophes du poème « Liberté » de Paul Eluard. Monsieur Darnaud professeur du lycée et Madame Roux enseignante du collège ont lu un message au nom des personnels de la cité scolaire.

Après une minute de silence, le chant des partisans s’est élevé dans l’enceinte de la cité, repris par tous les élèves et personnels, accompagnés en musique. A l’issue de l’hommage, pour nous souvenir, a été planté un olivier dans la cour de notre établissement. Un symbole de paix, de longévité et d’Espérance, un arbre de la Liberté.

HOMMAGE A SAMUEL PATY

Nous nous rassemblons aujourd’hui, élèves de la cité scolaire, personnels enseignants et de direction et agents pour nous souvenir. Souvenir qu’il y a un an un homme, un professeur, Samuel Paty a été lâchement assassiné pour avoir fait son métier, enseigner, faire des enfants dont il avait la charge des femmes et des hommes libres, dotées d’esprit critique, des femmes et des hommes vivant libres dans une République fraternelle et apaisée, transmettre ses connaissances et au-delà les valeurs qui fondent notre République, notre pays, notre Nation.

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Nos valeurs républicaines sont inscrites à l’entrée de notre établissement, comme à l’entrée de nos mairies : liberté, égalité, fraternité. Notre métier d’enseignant c’est aussi au-delà des connaissances que nous vous transmettons, de vous les faire aimer.

La liberté si simplement présentée dans ce poème de Paul Eluard dont vous venez d’entendre des extraits. Liberté, parce que c’est par l’École que vous allez devenir libres. Être libre, c’est apprendre à penser par soi-même, en s’appuyant sur des faits, sur des connaissances et sur la logique. Être libre de bâtir votre avenir.

Égalité, parce que vous êtes accueillis à l’École sans distinction d’origine, de croyance, d’appartenance ou de culture  parce que vous avez tous les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres collégiens et lycéens et étudiants de votre âge.

Fraternité, parce qu’à l’École, chacun découvre ce que l’autre peut lui apporter, avec ses différences, avec ses idées à lui. La fraternité, c’est se dire que nous avons envie de faire des choses ensemble, sans exclure personne pour ce qu’il est. Ces trois valeurs vivent dans notre École et dans notre République. Ces trois mots peuvent parfois vous sembler abstraits parfois imparfaits : ils sont pourtant si concrets tous les jours dans nos vies. A cette devise de la république, on pourrait ajouter une autre valeur qui est à la base du vivre ensemble : la Laïcité. En France, ce qui protège nos libertés, c’est la laïcité. La laïcité est tout simplement le droit de chacun d’entre nous de croire ou de ne pas croire. Grâce à elle, vous pouvez choisir votre religion ou en changer, vous pouvez aussi décider de n’en avoir aucune, si vous en avez en- vie. Vous êtes libres. Ni l’État, ni aucun adulte, ni aucun élève ne peut vous imposer une croyance. Ce choix appartient à chacun d’entre vous.

 

 

Samuel Paty est mort pour avoir voulu transmettre ces valeurs à ses élèves ; il est mort non pas en tant qu’homme mais n tant que professeur de l’école de la République, c’est la République qui en est touchée. Ne l’oublions pas et ayons une pensée pour sa famille, à sa femme et son fils de 6 ans qu’il ne verra pas grandir.

Ce n’est pas par la haine que nous répondrons à la haine qui a coûté la vie à Samuel Paty mais par la promotion de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par la réaffirmation des valeurs de la République qui sont le ciment de notre société.

Pour nous souvenir, nous planterons à l’issue de cet hommage, un olivier dans la cour de notre établissement pour ne jamais oublier, symbole de paix, de longévité  et d’Espérance, un arbre de la Liberté. Honorons par cette minute de silence la mémoire de ce professeur, de cet homme Samuel Paty.

Vous trouverez l'article de France Bleu sur le lien suivant : article France Bleu

 

 

Ci-dessous la vidéo du Dauphiné libéré :

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecoutez le chant des partisans : chant des partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.

Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.

Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place,

Samuel, quand tu tombes, nous chantons au grand soleil sur les routes

Chantons, compagnons dans la nuit la liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh